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Sauvons la terre et ses habitantsLa France en action - Au delà du clivage droite-gauche

Jean Marc Governatori
au 2e tour des
présidentielles ?

Parmi les 10 premiers partis français après nos premières élections, les Européennes 2004

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Editorial
Un Marc Aurèle la française?

Les Droits de l’homme et la démocratie portés par des êtres sans conscience donneront sur le terrain l’antithèse des valeurs affichées. Ne torture-t-on pas aujourd’hui au motif de protéger les démocraties occidentales? N’orchestrons-nous pas des guerres au motif de la paix?

Nous arrivons à un point de rupture, de scission entre la politique et la volonté générale.
Quand 98% de la population veut la paix, des décideurs préparent la guerre.
Quand 53% des français votent non à l’Europe, 92% des députés votent oui.
Parce que nous avons délaissé nos responsabilités politiques en tant que citoyens, nous ne sommes ni représentés, ni écoutés, ni respectés.

La majorité silencieuse a le choix entre s’isoler dans un microcosme loin de la vie publique et politique ou alors, investir le champ politique rapidement.
Il nous faut des hommes politiques qui, en conscience, porteront un projet de société humain, relevant tous les défis de notre époque troublée.

Pendant 20 ans, j’ai cherché, en vain, un homme non dogmatique et non corrompu qui puisse porter un tel projet en son âme et conscience.
Au moment où je baissais les bras, j’ai rencontré Jean Marc Governatori.
Un nom prédestiné me direz-vous? Sans doute! Cependant, sa gouvernance n’a rien de l’esprit de contrôle et de manipulation qui préside aux comités centraux des partis politiques français. Il s’agit plutôt d’une exemplarité dont les critères de réussite sont un sens aiguë du bien commun, une approche non idéologique, la recherche d’un bien-être durable global et une certaine sagesse.

J’ai toujours pensé sincèrement qu’il nous fallait un Marc Aurèle à la française pour redresser la situation désastreuse de notre pays. Si ça se trouve, je viens de le rencontrer.
Jugez vous-même…

Frédéric Morin


12 QUESTIONS À UN CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE

INTERVIEW DE JEAN MARC GOVERNATORI

•Interview Morphéus du Président du parti politique «La France en Action».

Las des options idéologiques inopérantes, des mesurettes, des discours stériles, de l’esprit égo-maniaque de nos dinosaures politiques, nous avons réalisé une Interview Morphéus pour les présidentielles. Les questions correspondent aux préoccupations d’une majorité silencieuse qui s’est détournée depuis longtemps du monde politique. Jean Marc Governatori, Président du parti «La France en Action», candidat à l’élection présidentielle et présentant son parti pour les législatives s’est prêté volontiers à cette interview...


Frédéric Morin

Monsieur Governatori, nous aimerions croire qu’il nous est possible d’agir librement pour changer de société tel que vous le préconisez dans votre livre «Vivre C’est Possible». Roosevelt disait que rien dans l’histoire n’arrivait sans que cela ne soit écrit d’avance. En termes clairs, des puissances manipulatrices semblent présider au destin des peuples, et la liberté d’action vers le bien-être durable s’en trouve fortement réduite. Comment allez-vous trouver, dans ce contexte, l’espace de liberté nécessaire à la mise en œuvre d’une politique rationnelle et éthique?

Jean Marc Governatori

Tout d’abord, il est essentiel de préciser que nous avons tous une part de responsabilité concernant la réalité des jeux politiques en coulisse. Nous avons également la responsabilité de changer cet état de fait. Nous sommes Maître de notre destinée, car nous sommes Maître de notre attitude. Nos meilleurs alliés pour changer la donne sont la conscience, l’exemplarité de nos attitudes et de nos choix individuels.

Frédéric Morin

Le crise de confiance envers nos dirigeants est très profonde. A tel point que nos institutions, notre mode politique de représentation n’ont plus grande signification aux yeux de beaucoup de concitoyens. Des millions ne votent plus. Dans un sondage de mai 2006, il s’avère que 70% des français n’ont plus confiance en leurs représentants politiques. Nombre d’entrepreneurs ne veulent plus s’engager sur des marchés publics par peur de se retrouver dans un engrenage de racket organisé par les partis politiques. Que pensez-vous dire à ces concitoyens pour qu’ils retrouvent quelque confiance, pour qu’ils aient confiance en vous?

Jean Marc Governatori

Rétablir la confiance est l’axe central de toute ma démarche. La confiance est le lubrifiant essentiel dans la collectivité humaine afin d’œuvrer pour une démocratie participative et active. Sans confiance, à peu près rien n’est envisageable.

Un certain nombre de mesures sont évoquées sur notre site internet (www.lafranceenaction.com) et dans mon livre «Vivre c’est possible» : pas de cumul des mandats, promotion de «nouvelles têtes» en politique, limitation d’âge au Parlement et au Conseil économique et social pour éviter les retraites dorées sur le dos des contribuables, obligation d’améliorer les critères essentiels pour les représentants à l’Assemblée Nationale, les crimes et délits devraient être un critère de blocage pour les candidats qui se représentent à la députation.

Il va de soi que pour rétablir la confiance il faut également s’attaquer aux graves problèmes que sont : le déficit de l’Etat, le taux des prélèvements obligatoires, le taux de chômage. Mais également le pourcentage d’énergies douces, l’élection des députés avec une dose de proportionnelle, la création d’un Parlement des Minorités dont les membres issus du suffrage universel, non rémunérés, sont les représentants des partis absents de l’Assemblée Nationale ou bien un Conseil National des Citoyens composé de 577 membres tirés au sort, le référendum d’initiative populaire, le contrôle des fonds publics : le président de la Cour des Comptes doit être nommé par l’opposition. Les députés d’opposition doivent avoir un accès facilité aux Comptes de la nation, institutionnaliser la coopération entre les gouvernants et les 63 millions de contribuables.

Les pouvoirs publics doivent également soutenir le million de petites associations de notre pays: leurs membres agissent avec cœur, ils représentent une voie d’accès au bien-être durable.

Pour nos seniors, pour nos écosystèmes par exemple, il faut rétablir et entendre, localement et nationalement, des Conseils des Anciens dont les membres seraient issus exclusivement de la société civile. Il faut prouver, par des actes, à ceux que les pouvoirs publics ont l’habitude d’ignorer, qu’ils sont entendus (dirigeants de petites entreprises, habitants des cités, mal logés, personnes handicapées, protecteurs des animaux, retraités à petits revenus…), réduire de 10 % les indemnités du Président, des ministres, des députés, des sénateurs et membres du Conseil économique et social. Cette mesure symbolique sera un signal.
Pour ce qui est de la confiance que l’on pourrait m’accorder, je n’ai pas à convaincre, apprenez à connaître mon passé, voyez comme je suis au présent. J’applique d’abord à moi-même les principes que je prône pour un plus grand nombre.

La qualité d’une civilisation se mesure à son exemplarité et à l’attention qu’elle porte à ceux qu’on n’entend pas.

Frédéric Morin

Concernant la fiscalité, vous semblez vouloir maintenir les choses en l’état. Cependant, vous le savez, l’Etat ne paie plus les charges salariales de ses propres fonctionnaires depuis longtemps, les caisses de retraite des fonctionnaires sont donc virtuelles. C’est le secteur privé qui devra assumer des charges toujours plus lourdes pour tenter de remplir le tonneau des Danaïdes. Ce système de solidarité a vécu, la sécu n’a plus le monopole depuis 1992, et nombre d’entreprises privées recherchent le moyen d’assurer leurs employés ailleurs selon un modèle plus fiable. Que dire à ces entrepreneurs? Pensez-vous réformer la sécurité sociale et le système des charges patronales et salariales? Comment combler les déficits des caisses dans de telles conditions ?

Jean Marc Governatori

Avant de réformer quoi que ce soit, comme je le disais précédemment, il faut rétablir la confiance. Il est essentiel de contrôler les fonds publics, de mettre en œuvre une politique d’assurance de bonne santé et non d’assurance maladie. La réduction du budget militaire fait aussi partie de notre programme. Mais à long terme, une éducation mettant en valeur l’éthique, le savoir-être, le respect de l’intérêt commun pérennisera les actions engagées. J’ai, pendant des années, aidé des entreprises au bord de la faillite, or ce qui semblait inéluctable n’est pas arrivé grâce à mon action et à la participation de chaque membre au cœur de ces sociétés. C’est avec ce même cœur que je m’engage pour notre pays tout entier. C’est devant l’urgence de la situation que j’ai décidé de m’engager politiquement.

Frédéric Morin

Vous avancez l’idée de référendum d’initiative populaire. C’est une disposition à double tranchant qui ne peut être efficace que pour une population bien informée et non manipulée par des mass-médias. Sur la question du nucléaire, si un tel vote avait lieu, notre pays sortirait du nucléaire. Cependant, sur la question de la peine de mort, il est à peu près certain que les «pro peine de mort» l’emporteraient. Un tel référendum d’initiative populaire heurterait vos convictions les plus profondes. Etes-vous prêt à accepter un tel risque en appliquant le référendum d’initiative populaire sans condition ?

Jean Marc Governatori

La démocratie exige la sagesse car, sans cette vertu, la démocratie crée la démagogie, puis la ruine. C’est pourquoi, je dis oui au référendum d’initiative populaire. 10% des électeurs d’une commune, d’un département, d’une région ou de notre pays doivent pouvoir exiger que soit inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée délibérante de la collectivité concernée, l’organisation d’une consultation sur toute affaire relevant de la décision de cette assemblée. À défaut, le référendum sera organisé sur le sujet dans les 6 mois suivants le rassemblement des signatures. Pour les problèmes essentiels de notre société (éducation, emploi, fiscalité, retraite…), seule la légitimité donnée par un référendum permettra la réforme. Après un débat national public, un référendum avec plusieurs options détaillées permettra aux citoyens de prendre leurs responsabilités.

Frédéric Morin

Un rapport parlementaire sur les sectes a jeté l’anathème sur près de 400 000 citoyens français. Certains y ont perdu leur emploi, d’autres, leurs entreprises, d’autres leur famille ou leurs enfants et quelques-uns la vie. On peut très bien ne pas être d’accord avec un témoin de Jéhovah, faut-il pour autant, en faire un citoyen de seconde zone? A l’heure du sang contaminé, en refusant la transfusion sanguine remplacée par du sérum de Quinton, seuls les Jéhovah ont véritablement été protégés du Sida et de l’hépatite B ou C. Quelle est votre position concernant ce rapport parlementaire ?

Jean Marc Governatori

Nous sommes dans un État de droit et nous devons tout faire pour maintenir cet état de droit. Le rapport parlementaire sur les sectes a manqué de professionnalisme, d’honnêteté et de sérieux. S’il y a d’authentiques dangers sectaires, il ne sert à rien de faire des rapports ou des listes noires dans des ministères. Il faut aller sur le terrain, vérifier les informations, ne pas faire de politique-sensation et obtenir des résultats concrets pour faire respecter l’Etat de droit si nécessaire.

Frédéric Morin

En matière de liberté thérapeutique, bien peu de choses bougent en France. Madame Gardenal est inquiétée comme une vulgaire voleuse. Le cancer est une priorité nationale et pourtant les traitements de Gaston Naessens et de Mirko Beljanski, largement utilisés en milieu hospitalier au Québec, aux USA et dans bien d’autres pays, sont toujours interdits en France. A l’heure de la chasse aux sorcières contre l’homéopathie, combiner allopathie et médecines douces est un épineux problème. Comment pensez-vous procéder pour faire avancer les choses dans ce domaine ?

Jean Marc Governatori

Pour faire bouger les choses dans ce domaine il faut employer la voie législative et donc que les personnes qui se sentent concernées investissent le champ politique. Parallèlement, il est essentiel de mettre en œuvre des essais cliniques afin de jauger les résultats qu’obtiennent les techniques médicales dites «alternatives» en milieu hospitalier.

Frédéric Morin
Aujourd’hui, de grandes avancées technologiques sont réalisées par des esprits indépendants dans des conditions extrêmes comme le scientifique feu Benveniste. Certaines découvertes se heurtent à un puissant lobby militaire qui n’autorise pas que certaines technologies, touchant de près ou de loin au Secret Défense soient développées pour les civils. Par ailleurs, les affaires montrent que le Secret Défense couvre de simples notes, des documents comptables et des informations qui ne concernent en rien le secret militaire. Allez-vous lever le Secret Défense si vous êtes élu? Allez-vous prendre des dispositions pour remédier à toute incursion intempestive de l’armée dans la recherche civile indépendante ?

Jean Marc Governatori

Il faut être réaliste. Aujourd’hui aucun homme politique ne peut lever d’un bloc, le Secret Défense. Par contre, étudier, au cas par cas des levées partielles ou totales du secret sur certains types de documents est possible. La levée du Secret Défense ne peut se faire que de manière tempérée et progressive. Pour ce qui est des conflits que peuvent occasionner certaines technologies développées par la recherche civile indépendante, seuls les politiques peuvent arbitrer ce genre de chose. Il revient donc aux citoyens concernés par ce genre de problème de s’engager politiquement afin d’être correctement représentés et entendus.

Frédéric Morin

Etre Président de la République implique que vous soyez maître de notre feu nucléaire et de nos armées. Une grande crainte existe en France : l’idée qu’un président belliqueux soit élu. Nous sommes certains que la candidate socialiste et l’actuel Président de l’UMP s’aligneront sur la politique américaine et enverront un jour ou l’autre nos troupes se battre au Moyen-Orient. Le mouvement anti-guerre en France est très représentatif, plus de 90% de la population est contre la guerre. Quelle est votre position concernant la politique à mener au Moyen Orient ? Etes-vous proche des mouvements anti-guerre ?

Jean Marc Governatori

Il faut soutenir et donner force aux mouvements pacifiques de ces pays en conflit. J’œuvre d’ailleurs déjà en ce sens depuis plusieurs années avec mon association «La Fédération Agissons». J’organise, depuis l’an dernier, la semaine mondiale pour le désarmement et j’ai mis en place une pétition pour la tenue d’un sommet mondial du désarmement.

Frédéric Morin

En matière de corruption, «Transparency International» classe la France au même niveau que la Bulgarie. Tous les partis politiques français disposeraient de caisses noires. Les appels d’offre truqués, pots-de-vin et rétro-commissions, sont pour ainsi dire, institutionnalisés. Tous les partis touchent, du PC au Front National. Comment, dans ce jeu, imposer le parti «La France en Action» qui refuse de respecter les règles corruptives ?

Jean Marc Governatori

Je fais parti des 1000 premiers contribuables français. «La France en Action» n’accepte ni don, ni cotisation. De ce point de vue la question ne se posera pas. Notre partie est d’essence associative et composé d’individus issus de ce milieu qui agissent sur le terrain. C’est toute la différence avec les autres partis politiques, constitués d’intellectuels et d’énarques.

Frédéric Morin

En matière d’écotechnologie, la France accuse un retard de 15 à 20 ans par rapport à l’Allemagne, aux pays nordiques et même à la Chine, premier producteur mondial de panneaux solaires. La politique du «tout nucléaire» nous fait perdre un temps précieux. Allez-vous prendre des dispositions pour lancer un large programme d’écotechnologie? Quelle est votre position concernant le nucléaire ?

Jean Marc Governatori

Réduire la part, autant que faire se peut, de l’énergie nucléaire est important. Cependant, on ne peut arrêter brutalement toute notre industrie nucléaire. Même si un référendum nationale décidait de la sortie du nucléaire il nous faudrait une bonne dizaine d’années pour gérer notre parc nucléaire en ce sens et des décennies de contrôles des sites et de gestion des déchets. En ce qui concerne un large programme d’écotechnologie, c’est notre raison d’être. C’est un objectif affiché de «La France en Action»

Frédéric Morin

En matière d’OGM, certains tribunaux les déclarent inconstitutionnels pendant que le Sénat vote une loi en faveur des firmes qui les fabriquent. L’agrobiologie, pourtant très prometteuse en France, risque de ne pas s’en relever. Quelle est votre position concernant les OGM? Ne pensez-vous pas que nous aurions intérêt à faire de notre pays une référence mondiale en matière de production agrobiologique? Irez-vous dans ce sens et quels moyens allez-vous employer ?

Jean Marc Governatori

Les OGM et en général toutes les manipulations génétiques qui visent à modifier la structure intimes du vivant sont une question de vie ou de mort pour les futures générations. Il faut donc une force politique pour opposer un veto à ces nouvelles techniques qui fabriquent des chimères et polluent la planète. En ce qui concerne l’agrobiologie, j’ai mentionné dans mon livre que la France doit devenir la référence mondiale de production agrobiologique.

Frédéric Morin

Une dernière question, une campagne présidentielle coûte des millions d’euros, comment allez-vous la financer? Paie-t-on une cotisation pour faire partie de la «France en Action» ?

Jean Marc Governatori

J’ai répondu déjà en partie à cette question. Disons que mon engagement politique me coûte ma fortune personnelle. La campagne présidentielle va me coûter 1 million d’euros, somme que j’ai économisée à cette fin. Reste à savoir si j’aurais les 500 signatures. Les maires sont mis sous pression des grands partis pour accorder leur signature à des présidentiables désignés souvent d’avance. J’ai, à ce jour, 109 promesses de signatures. Pour ce qui est des cotisations du parti «La France en Action», il n’y en a pas. Un SDF sans le sou peut y adhérer et apporter sa contribution humaine...

 


Interview Morphéus de Jean Marc Governatori, Président National de La France En Action
Portable : 06 11 44 58 21 - www.lafranceenaction.com


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Mise à jour : 11.09.2006