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09/2008 Edito du Président : Ils se moquent de nous et vous le voulez bien ? Imprimer
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« Ils se moquent de nous et vous le voulez bien ?»

Je n’ai pas l’habitude d’intervenir dans les dossiers politico-économiques en cours. En effet, les décisions et incantations si souvent étonnantes et malvenues des gouvernants, les vociférations des opposants politiques sont si pitoyables et sans appel, que les commenter me parait  inutile. Comme leurs résultats sur la trajectoire sociétale.
Mais la crise financière planétaire d’aujourd’hui, ses conséquences  et les réactions des uns et des autres me contraignent  à rappeler que ceux qu’on entend le plus, disposent de grands pouvoirs depuis le siècle dernier. 
Ils ne peuvent pas découvrir aujourd’hui les résultats d’un libéralisme perverti ! 
Le b.a.-ba c’est ceci :

-  Les plus grandes économies mondiales qui fonctionnent sur des déficits colossaux permanents, fabriquent forcément tôt ou tard des impasses financières pour tous.

- L’obsession de croissance et de profits est incompatible avec des comptes sains.

- Des consommateurs dépourvus de discernement qui dépensent tant pour le superflu, souvent au-delà de leurs moyens, contribuent forcément à ces impasses.

- Une santé publique à ce point méprisée, et qui est de fait le premier poste de dépenses collectif, plombe forcément les comptes publics (200 milliards d’euros prévus en 2008 pour notre pays).

- Une éducation qui n’en porte que le nom conduit à ces désastres.

- Un budget militaire, exemple type de la dépense passive, représentant au niveau planétaire 100 milliards de dollars par mois, grève forcément les budgets de tous.

- Les paradis fiscaux par où transite près de la moitié des flux financiers mondiaux, causent forcément des ravages dans les comptes publics.

- Une économie mondiale qui a fait le choix du pétrole et sa dépendance sur un prix qui augmente de 100 % en un an, a préparé une bombe à retardement qui a explosé.

- Le ravage des terres, des eaux, des énergies, de l’air et des mentalités produit des déficits de masse.

- Le règne de l’irrespect et de l’irresponsabilité génère le règne des problèmes lourds.

Tout cela dépend simplement de décisions politiques.
Par exemple, l’Union européenne peut exiger de ses banques qu’elles n’acceptent aucun transit financier par un paradis fiscal.
Notre Président a été élu haut la main, en montrant clairement sa passion pour un libéralisme total et heureusement G. Bush n’a pas droit à un 3e mandat !
Bref, il suffit d’appliquer nos propositions, commencer par un véritable examen de l’utilisation des fonds publics et suivre nos 5 axes.
Notre projet de société est clair, cohérent, réaliste et surtout incontournable.
Leur langage, « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » se traduit par « Pourquoi faire bien quand on peut faire faillite »…
Je note que les pouvoirs politiques envisagent de trouver rapidement des centaines de milliards pour la crise financière. Pourtant, ils veulent ignorer que 20 milliards d’euros par an, pendant 5 ans, suffiraient à résoudre le problème d’un milliard de personnes qui ont faim chaque jour… (source FAO).

A vous de voir... Regarder ou agir avec nous…

Jean Marc Governatori
Meilleur Gestionnaire de France 1991 et 1997
Mise à jour le Mardi, 10 Mars 2009 03:20